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vendredi 18 décembre 2015

La fraie des truites

Quelque part à l'aval des gorges de Chailles...

Après avoir vu ça (les nids sont sur les bordures dans 30 cm d'eau), il est de la responsabilité des pêcheurs d'adapter leur pratique et de ne pas marcher dans l'eau avant le mois d'avril (au début du mois de mars, les alevins à résorption seront encore dans les graviers...)

Merci pour eux, et du coup pour vous (...) de ne pas marcher dans l'eau dans les zones balisées à l'ouverture !


Petit Rappel :

La truite fario ou truite sauvage, peut se reproduire à partir de deux ou trois ans. Elle se reproduit de novembre à janvier dans une eau entre 5 et 12 °C. Dès que les truites ont rejoint leur zone de frayère, les femelles pondent 1 500 à 4 000 œufs par kilogramme de leur poids. Le mâle dépose sa semence et la femelle recouvre les œufs de gravier pour les protéger. Les truites quittent alors rapidement la frayère.
La durée d'incubation peut varier en fonction de la température. Elle est environ de 400 degrés-jours, soit environ 40 jours dans une eau à10 °C ou 80 jours dans une eau à 5 °C. À la naissance, l'alevin reste sous les graviers pour se protéger. Il se nourrit de ses réserves vitellines pendant 4 à 6 semaines, puis sort des graviers et tente de se nourrir seul. Ses chances de survie sont assez faibles puisque environ 800 ovocytes donneront un couple géniteur. Les raisons en sont le cannibalisme que les truites pratiquent quand elles n'ont pas suffisamment de nourriture, en mangeant les œufs et les alevins, mais aussi le manque de nourriture des alevins une fois éclos. Les populations sauvages sont donc en régression.

Source : Wikipédia

3 commentaires:

  1. De bien belles images qui doivent te redonner la "gniak" et continuer dans cette voie. As-tu constaté de telles scènes sur les ruisseaux que vous avez nettoyé?

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    1. Oui carrément, ça me rebooste !!! quel merveilleux spectacle !!! :) Mais en même temps ça me questionne énormément : pourquoi ne voit-on pas cela sur le bas de nos parcours ? Quels sont les facteurs (je suis sûr qu'il y en a plus d'un) qui font que les frayères sont si rares, pour schématiser à partir de Pont de Beauvoisin ?? Qualité de l'eau ? Crues printanières ? températures estivales ? Qualité de l'habitat ? Prédation ?
      Quant aux ruisseaux que nous avons nettoyés, c'est là que j'ai vu les toutes premières frayères (mais sans les poissons dessus), dès le 5 décembre !!! C'est encourageant ! :)
      Je ferai bientôt un point sur les zones de fraie et leur densité, les divers problèmes que l'on rencontre localement etc... Encore un peu d'observations et de réflexions sont nécessaires !

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  2. Je persiste à dire que le milieu est très dégradé et ce depuis de bien trop nombreuses années...N'appelait-on pas le Guiers la rivière aux mille couleurs? vous êtes plusieurs AAPPMA qui travaillent de concert... financièrement vous avez sans doute les moyens de mettre en place une vraie étude sur le Guiers..Il doit bien y avoir des cabinets, des experts qui pourraient cibler le mal non?
    Il y a eu jadis, un contrat de rivière il me semble... ne serait-il pas possible de refaire un nouveau?
    Ces quelques frayères que tu as pu observer sont encourageantes c'est vrai, mais il devrait y en avoir sur un plus grand linéaire! un problème de pente? sur le bas c'est une rivière plutôt "sage et tranquille" l'habitat? c'est une certitude!
    Ne baisses pas les bras surtout! tu as des gens bien autour de toi...réunissez-vous et agissez s'il vous plait! :-)

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