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lundi 11 janvier 2016

Petit bilan des frayères - Janvier 2016

Cet hiver, un peu avant début décembre et jusqu'à aujourd'hui, toute l'AAPPMA s'est mobilisée pour essayer de recenser le nombre et l'emplacement des frayères de truites sur nos parcours. Et après quelques centaines d'heures cumulées au bord de l'eau, on peut dors et déjà vous présenter un bilan de nos observations (même si ce n'est peut-être pas fini, car la crue et le coup de froid qui va suivre vont peut être remotiver quelques couples "retardataires" !) .

Ces frayères que nous avons repérées, nous les signalerons avec un panneau d'"interdiction" de marcher dans l'eau. Bien sûr, il n'y a pas d’arrêté préfectoral pour cette interdiction et que tout au plus cela ne concerne que les pêcheurs qui ont la carte de notre Aappma... Mais le but de l'opération n'est pas de réprimander, mais d'informer le pêcheur, que s'il rentre dans l'eau à cet endroit signalé, il va forcément marcher sur une frayère et par conséquent écraser quelques dizaines, voire centaines d'alevins de truites farios à résorption de vésicule qui ne sont encore pas sortis des graviers...
Nous espérons sincèrement que les pêcheurs seront responsables et réfléchiront à deux fois avant de traverser à tel ou tel endroit... on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis...
Et si toutefois vous bouilliez de rage car vous ne parvenez pas à accéder à "votre" coin de pêche sans traverser, envoyez nous un mail, nous vous indiquerons le chemin pour y accéder par la berge opposée !

Ceci dit, comme vous allez le voir ces panneaux seront relativement rares sur le bas du Guiers (en aval du pont de Saint-Béron), malheureusement...

Donc en ce qui concerne le Guiers, le constat est clair : il y a une plutôt bonne reproduction dans le no-kill à l'entrée des gorges de Chailles, en dessous, c'est beaucoup plus problématique...
Nous vous demanderons donc de ne pas marcher dans l'eau sur TOUTE la longueur du No kill ! Nous savons que cette partie est compliquée à faire sans entrer dans l'eau, c'est pourquoi nous marquerons quelques endroits et courants dans lesquels vous pourrez traverser sans trop craindre de marcher sur des alevins.


En aval, il n'y a pas grand chose (une ou deux à Saint Albin, sous le stade et en aval), jusqu'à la fin du trou au lieu-dit "le rôti".
Nous n'avons rien vu sur le secteur amont de la marbrerie.
Une ou deux à la sortie du trou de la marbrerie, puis plus rien jusqu'au Bonnard, où il y en a quelques unes à la sortie du trou de Cumon et sous le pont de chemin de fer.
Ensuite dans la partie de Pont de Beauvoisin, nous en avons vu quelques unes à la sortie du trou de l’œillette (sous le stade de foot), puis plus rien jusqu'au barrage Cholat, où il y en a quelques unes à la sortie de la passe et au dessus du barrage.
Rien aux abattoirs, en revanche nous en avons vu sous le lycée Pravaz.

Rien jusqu'à la Vierge, où il y en a quelques unes en sortie de trou et dans le courant aval.
Quelques autres ont été vues en aval de Pissevieille (en dessous des chevaux), et quelques autres à la sortie du trou de la Calabre.

Les suivantes, on les retrouve en amont du trou de Gubin et à la sortie du trou.
Il y en a encore quelques unes en amont des Chaudannes, mais à partir du seuil, plus rien en aval...

En tout, c'est environ 80 frayères qui ont été recensées sur le Guiers des gorges de Chailles au barrage Richard. Avec, en général Une belle frayère (digne de ce nom) tous les kilomètres, le reste étant de petits "grattages" dispersés...

La bonne nouvelle vient du Tiers, où plus d'une cinquantaine de frayères ont été observées.
Cela commence timidement à Jubasseau, puis des Boissières jusqu'au Français.
Rien entre le pont du français et la Vavre... On en retrouve en amont du bassin de compensation de la Vavre jusqu'à Sainte Catherine.
En revanche aucune frayère n'a été observée entre Ste Catherine et l'usine Agrati...
On en retrouve au dessus du seuil en amont de l'usine, ainsi qu'à Rochassieux et aux Castors.




Une douzaine ont été observées dans le Grenant en remontant jusqu'au niveau de la passerelle (entrée des gorges).

Autre bonne nouvelle, c'est le ruisseau des Carmes en Isère qui ne se porte pas trop mal puisqu'une trentaine de frayères y ont été constatées entre le pont de St Jean d'Avelanne et la réserve. En revanche la mauvaise nouvelle c'est que ces truitelles n'atteindront jamais le Guiers, puisqu'il y a un barrage de 6m de haut à 300m en amont de la confluence...




L'autre mauvaise nouvelle, c'est que seulement 2 petites frayères ont été vues sur le ruisseau de Beauchiffray de la confluence au pont de la route... Pourquoi les truites n'y sont elles pas remontées ?

Voilà, c'est donc un bilan mitigé, voire inquiétant, en ce qui concerne le Guiers...
Il y a des frayères, mais en quantité bien trop faibles et bien trop petites... C'est pour cela qu'il faut apporter une vigilance particulière au peu que l'on a... et essayer d'établir les raisons du manque, voire de l'absence de frayères sur certains linéaires, qui sont très inquiétants...
On y travaille...

8 commentaires:

  1. La prise de conscience est là, c'est déjà un bon point pour le CA, reste à convaincre les membres de l'AAPPMA de l'absolue nécessite de préserver ces frayères!
    Bon boulot!

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    1. Merci Xavier ! :)
      Oui ça va être une tâche ardue, mais nous allons également essayer de recréer un maximum de chemins de berges pour éviter d'inciter le pêcheur à marcher dans l'eau... ça passe aussi par ça ! on est en train de s'équiper ! ;)

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  2. En tout cas félicitation pour se travail de fourmis, avec le bon constat, je ne doute pas que vous trouverez les bonnes solutions, même si se sera long et pas facile

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    1. Merci Geoffrey ! :)
      Dans les constat que nous effectuons, il y en a qui sont dramatiques... Notamment sur le Tiers, où des truites ont frayé pendant que le bassin de compensation de la vavre lâchait ses 7m3 d'eau... résultats par la suite de nombreuses frayères se sont retrouvées à sec... :(
      Autre constat sur le Guiers, les frayères à Chaudannes sont régulièrement mises à sec par les variations de débit du barrage Richard... Et pour couronner le tout, j'ai moi même suivi des traces de pas dans l'eau (ma main à couper que le type "pêchait") et a allègrement piétiné certaines frayères repérées plus tôt...
      Comme tu dis ce sera long et pas facile...

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  3. Super boulot David et a toute l'équipe !!!

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    1. Merci Pat ! :) On te revoit avec ta fine équipe au bord du Guiers, cette année ???

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  4. C'est en effet, assez décevant comme constat! mais...tout n'est pas foutu! lutter contre les agressions en tous genres, continuer encore et encore à faire de la communication et puis ce n'est que la première année que vous faites réellement l'inventaire des frayères...il est peut-être trop tôt pour tirer des conclusions sur les zones de frayères. Faut rien lâcher!

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    1. Merci Phil :) Oui c'est un inventaire qui était nécessaire... au goût amer, mais espérons que ça ne puisse que s'améliorer, on va tout faire pour !!! Et dans quelques mois on recommence pour les ombres ! ;)

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