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vendredi 17 juin 2016

Remerciements aux communes et autres inquiétudes...

Nous adressons un grand merci à la mairie de Domessin (73), son Maire, M. Guigue et les équipes de voirie, qui dès que nous les avons alertés en début de semaine, sont allés enlever le dépôt sauvage de vitres brisés et joints en caoutchouc au Bonnard au bord du Guiers !!!
:)
 Avant

 Après

Nous sommes heureux de pouvoir compter sur la solidarité et l'action des mairies, de plus en plus impliquées dans la protection de l'environnement et des milieux aquatiques en particulier.

En effet, la commune de Pont de Beauvoisin (38) a permis de faire nettoyer la décharge sauvage sur le ruisseau des Carmes, aux Eteppes. Le Maire a également fait installer une table de pique-nique et une poubelle à notre étang de Reculfort (38).

La commune de Pont de Beauvoisin (73), en plus de nous mettre à disposition une salle pour nos réunions et autres, est quant à elle intervenue auprès d'entreprises de la ZA de la Baronnie pour faire cesser et nettoyer les abords de la rivière derrière ces magasins.

La commune de Saint-Béron est également intervenue pour régler des dépôts de particuliers le long des berges de notre belle rivière.

Toutes ces actions sont déjà en elles, formidables ! et nous vous en remercions vivement !!!

Mais n'oublions pas que notre rivière doit faire face à d'autres agressions... bien plus graves, mais qui impliquent de l'emploi et des taxes professionnelles... 
Il nous faut réussir à trouver un terrain d'entente pour que ces entreprises cessent également de polluer nos milieux aquatiques. 

Il est temps d'agir !

Selon nous, les pollutions les plus graves, qui sont identifiées, sont au nombre de deux (sans parler des pollutions domestiques ou agricoles) : La station d'épuration de la Fruitière (Groupe Intermarché) sur l'Aiguenoire (Domessin 73) et l'usine AGRATI sur le Tiers (La Bridoire 73).

Ces pollutions ponctuelles, voire chroniques, qui émanent de ces entreprises, polluent bien entendu les affluents, mais finissent évidemment dans le Guiers (en aval du Pont François 1er, rive droite pour l'Aiguenoire, et à Belmont Tramonet à la confluence, rive droite, pour le Tiers.)

Pour mémoire le ruisseau d'Aiguenoire qui descend de Domessin est totalement abiotique (aucune vie ne s'y développe)...
http://aappmaguiersthiers.blogspot.fr/2016/01/laiguenoire-encore.html
http://aappmaguiersthiers.blogspot.fr/2015/10/pollution-sur-laiguenoire.html

Pour mémoire également, nous avons porté plainte 3 fois pour mortalité des truites sur le Tiers à l'aval de l'usine AGRATI, sur plus d'un km de linéaire en 2015...
http://aappmaguiersthiers.blogspot.fr/2015/11/nouvelle-pollution-sur-le-tiers-et.html
http://aappmaguiersthiers.blogspot.fr/2015/06/trop-cest-trop.html


L'usine AGRATI a prévu de déplacer son unité de fabrication de la Bridoire à la zone de Val Guiers, à Avressieux.
De ce que nous savons, aucune dépollution du site de la Bridoire n'est prévue, donc les substances accumulées dans les sols depuis des décennies vont continuer à nous pourrir le Tiers pendant encore très longtemps...

Cela nous inquiète énormément.

Nous sommes allés, avec l'AAPPMA Guiers-Rhône de Saint Genix sur Guiers, consulter l'enquête publique de l'implantation à Val Guiers.
La production sur ce site sera multipliée par 4 (à n'en pas douter que les rejets aussi). Les rejets, après traitement, seront directement rejetés au Guiers par une canalisation le long du Paluel.
Déjà nous avons peur car, si les traitement sont relativement efficaces, il y a toujours une quantité de produits extrêmement nocifs pour la vie aquatique qui seront rejetés (nitrites, métaux, acides...).
Là où nous désespérons, c'est que dans l'étude est stipulé que l'entreprise avait le choix entre 3 solutions de traitement : 2 à zéro-rejets qui tournent en vase clos (400 et 500 000€ à l'année) et une ou des rejets sont relargués après traitement (200 000 €)... Je vous laisse deviner laquelle a été choisie...

Dors et déjà, nous tirons la sonnette d'alarme car nous savons que ces rejets vont s'avérer être meurtriers, notamment pendant les périodes d'étiage où la thermie de l'eau atteint des records (phénomène quasi annuel maintenant), sans compter sur les "accidents"...

Voilà les deux dossiers qui nous tiennent à coeur et qui, s'ils étaient traités et solutionnés, permettraient de ramener un peu d'espoir pour la pérennité de nos milieux aquatiques.

Nous sommes conscients que ce sont des sujets "brûlants", mais n'acceptons pas que le développement économique se fasse au détriment de celui de la protection de l'environnement !

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