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dimanche 19 mars 2017

Sortie de pêche avec Julien Pouille

Ce dimanche nous nous étions donné rendez-vous, avec Julien Pouille, pour une petite sortie de pêche par chez nous dans un cadre enchanteur ! Florence Bellemin nous a fait l'honneur de nous guider sur ses terres !!!
Il est rare que l'on relate nos sorties de pêche, mais pour celle là, je vais laisser à Julien le soin de le faire, en lui "piquant" son post Facebook, que je vous remets ci-dessous.

Cet homme là est un poète-photographe-passionné, assurément une personne hors du commun doté d'une sensibilité, d'une gentillesse et d'un sens de l’esthétisme exceptionnel !

Parfois il est bon de remercier la vie pour ces moments de partage et les rencontres qu'elle nous offre...

Vous pourrez vous délecter de ses clichés sur son site : http://www.julienpouille.com/fr/accueil.html

Pour commencer 2-3 photos prises par mes soins, du photographe en plein "travail" :




Le Post de Julien, maintenant et ses clichés :

"ouverture décalée, lieu enchanteur ("tolkien sort de ce lieu!"), après une toute petite nuit, je reprends le fouet, l'appareil, le chemin d'une rivière - le soleil effacé, perce, requinque la bête, la déploie. mon guide, puis mes guides, me guident et pêchent. aucune urgence, un chacun son tour qui ne se dit pas.
luxe. technique et poésie d'une nymphe qui coule et roule, d'un radier, d'une chute, chuuuut. le genou tient. là aussi, plaisir de se retrouver bien complet, équarri d'énergie vitale, les primevères qui jaillissent en brasiers, l'ail des ours embaume, l'odeur d'argile voile l'air, les clébards qui jappent un brin. Un reflet irisé sur une ouïe claque silencieusement, l'appareil est pas trop rouillé, les cadrages sont pas originaux mais bon.
ca va venir. en attendant, c'est trop bon comme on dit. Tellement bon que j'ai le bout des orteils sur une frayère, 'reusement le président veille. Sans me le dire il me laisse même attaquer le lieu le plus somptueux, 'je vais en dessous' il dit, me laissant devant ce petit enchainement de cascades à l'existence magnifique, la dalle où leurs bulles viennent mourir me rappelle même la bretagne, le ressac, l'écume. à ce stade, truite ou pas, j'avoue n'en avoir rien à cirer, être juste là est suffisant.

'on est rarement là où on est de nos jours', je me dis alors que j'escalade deux trois blocs rochers, "qu'est ce qui juge nos vies sinon la diversité de nos curiosités", burroughs revient, et je manque de finir dans une cuvette quand mon pied ripe. on est rarement là où on est, mais je me dis que je devrais être là où je suis si je ne veux pas me casser le cou dans le 1/4h qui vient.

si la pêche n'était que la pêche, elle resterait là, divertissante. extérieure. un loisir. un espace-temps de profiteur. une annexe de walibi...
non. ce serait trop simple et surtout trop court. ici cet espace temps est un "truc" plus intérieur qui doit se mettre au diapason du monde naturel. un pan d'intimité retroussé vers l'extérieur. la rencontre avec une part de nous qui aspire à quelque chose de plus ambitieux, d'un chouille plus grand. une chose qui te fait rentrer un peu plus rempli chaque fois, même si les mains, elles, restent vides.

David. Florence. merci pr le bout de conduite."

















Merci Ju ! 

:)

Pour en savoir un peu plus sur le bonhomme, je vous recommande vivement son livre , L'Arpenteur moucheur, que vous trouverez dans toutes les bonnes librairies, et s'il n'y est pas n'hésitez pas à le commander ! ;)

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