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vendredi 18 mai 2018

Bilan du frai 2018

Malgré les crues de janvier et février à 300 et 200m3, les frayères de truites ont bien supporté les débits et les alevins ont éclos nombreux et de partout !

Le débit a été correct durant les mois de mars, avril et mai (entre 15 et 30m3 en moyenne). Une fonte qui s'est étalée jusqu'à mi-mai (au moins). Ceci a notamment permis de protéger les frayères de truites et aux ombres de frayer en paix.

Truitelles et ombrets ont été observés de partout sur le Guiers (de Saint Béron à Belmont Tramonet) et les truitelles sur les affluents étaient tout aussi nombreuses. On remarque que l'émergence des truitelles et ombrets est plus tardive à St Béron qu'à Pont de Beauvoisin (~ 1 à 2 semaines).

Les premières truitelles ont été observées le 17 avril sous la Salpa. Les premiers ombrets ont été observés le 5 mai en Calabre.

Alors certes on s'enthousiasme de revoir des truitelles et ombrets en nombre appréciable sur nos bordures, mais je tiens à préciser que la densité des alevins est toujours trop faible pour espérer retrouver une augmentation de la population des autres générations... En gros, j'ai du observer ponctuellement une centaine d'alevins de truites et autant d'ombres. 
Sur tous ceux que j'ai vus, statistiquement, une seule truite et un seul ombre atteindront la taille adulte pour pouvoir se reproduire...

C'est pour cette raison que nous avons modifié la réglementation en interdisant de marcher dans l'eau jusqu'à mi-mai, en augmentant les tailles légales et en baissant les quotas de prélèvement.

Un autre de nos projets est d'améliorer la survie et la croissance des juvéniles, en améliorant leur habitat et en créant des caches, afin qu'ils puissent éviter au maximum la prédation (Pêcheurs et oiseaux piscivores...).

Toutes ces mesures pourraient permettre dans un avenir pas si lointain de retrouver une plus grande population de poissons de toutes les générations (si la qualité d'eau continue de s'améliorer, et ça on y travaille aussi !).

A noter : a été photographiée aux Chaudannes le 6 mai 2018, une truitelle AEC d'environ 1 cm.

Bilan de l'interdiction de marcher dans l'eau :

On estime à environ 30-40% des pêcheurs qui ont fréquenté nos parcours et qui ont respecté la réglementation. Ce n'est pas satisfaisant, mais néanmoins c'est toujours mieux que rien. Même si cette réglementation est souvent remise en cause, les pêcheurs semblent mieux la comprendre et y voir un intérêt lorsqu'elle est discutée de vive voix avec des membres du bureau.

L'information est primordiale, c'est pourquoi nous rappelons une fois de plus, que nous avons mis cette mesure en place, non pas pour contraindre encore plus le pêcheur dans sa pratique, mais bel et bien pour protéger les œufs dans un premier temps, et les fragiles alevins dans un second.

En effet, jusqu'à l'éclosion des œufs (15 avril pour les truites et 5 mai pour les ombres), il est important de ne pas piétiner les frayères, qui sont à des endroits bien spécifiques (et pas forcément en plein milieu de la rivière, mais souvent en bordure). Puis après l'éclosion, il est important de ne pas mettre un pied dans l'eau pendant au moins 2 semaines, car les fragiles alevins ne peuvent lutter contre les forts courants et se retrouvent donc tout naturellement en bordure immédiate, là où le courant est plus faible, voire nul. 

De plus, les truitelles ont tendance à se dissimuler sous les pierres, donc ce n'est pas parce qu'on ne les voit pas qu'il n'y en a pas... Et les ombrets sont tellement minuscules et transparents que s'il n'y a pas de soleil (qui permet de voir leur "ombre" sur le fond), ils sont quasi invisibles...


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