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dimanche 1 juillet 2018

Formation SAMU de l'environnement

Ce fut un excellent week end que nous avons passé en compagnie de nos formateurs, Léa Delcure et Bruno Haettel du SAMU de l'Environnement Bourgogne Franche Comté, et des copains des autres AAPPMA du Guiers (Saint Genix sur Guiers et Saint Laurent du Pont) et du Chéran. Ont participé à cette formation pour notre AAPPMA : Florence Bellemin, Gilles Galler, Jean Avril et David Maillard. Pour Guiers-Rhône de Saint Genix sur Guiers : Pascal Jacquemier et Eric Gay. Pour les Pêcheurs du Haut Guiers de Saint Laurent du Pont 38 : Léo Caterina, Pascal Grange, Jean-Pierre Havat et Marcel Guittat. Pour le Chéran Haute-Savoie, AAPPMA de L'Albanais : Pascal Grillet et Jean Baptiste Simond.

Nos formateurs du SAMU de l'Environnement sont arrivés le vendredi en fin d'après-midi et ont résidé à la Chambre d'hôtes "L'eau Vive" (http://www.cassiopee-and-co.com), à la Bridoire 73, le temps du WE.
Après avoir déposé leurs bagages, nous les avons amenés faire un petit "tour du propriétaire" afin d'avoir un aperçu de notre région et nos cours d'eaux. Nous avons visité le Thiers et le Grenand avant d'aller manger une friture au bord du lac d'Aiguebelette.

Le lendemain, RDV était donné à 9h00 à la Maison de l'Octroi aux Echelles (73), qui nous a été gracieusement mise à disposition par l'association Réciprocité Guiers.
Après une présentation du Samu de l'environnement, ses missions, ses fonctions... Nous avons reçu chacuins nos malllettes respectives et leur contenu nous a été présenté. Puis nous nous sommes rendus au bord du Guiers Vif pour apprendre, dans un premier temps les techniques et matériels de prélèvement, puis dans un second temps, comment effectuer les mesures de base (PH, O2 dissous, température, GPS, pression atmosphérique, débit...).























Après un bon casse-croûte, nos apprentis et nos formateurs sont allés s'entrainer aux prélèvements ainsi qu'aux analyses sur le terrain. Le point choisi (pas tout à fait au hasard) a été le rejet d'une station d'épuration sur le Guiers.
Ces analyses ont duré toute l'après-midi à partir de 3 échantillons (amont, rejet et aval), sous un soleil de plomb. Nous ne communiquerons pas ici les résultats de ces analyses étant donné que ce sont nos premières et que c'était un test d'apprentissage. Toutefois nos formateurs qui nous guidaient, nous accompagnaient et nous faisaient recommencer quand on se trompait, ont été pour le moins époustouflés par les résultats catastrophiques et gravissimes que nous avons obtenus.
Selon eux, il s'agit là d'un problème de santé publique car les taux d'ammonium, nitrites, nitrates, phosphates et chlorures rejetés, dépassent jusqu'à 4000 fois les niveaux maximum de rejets légaux autorisés (en moyenne de 50 à 400 fois la limite...). A tel point que pour avoir des résultats lisibles et interprétables, il a fallu diluer les eaux de prélèvements jusqu'à 10 fois, afin de faire correspondre les teintes sur les nuanciers ou pouvoir faire fonctionner le PF 12+ (photomètre électronique)...

Erratum: Les taux maximum que nous annonçons, ci-dessus, ne sont pas par rapport aux "niveaux légaux de rejets autorisés", mais sont par rapport aux "recommandations pour un bon état écologique des rivières karstiques salmonicoles" utilisées par le Samu de l'Environnement.
Ces valeurs seuil sont bien plus basses que les valeurs légales de rejets autorisées dans les eaux de surface.
On reste toutefois avec des valeurs dépassant de 12 à 60 fois les valeurs légales autorisées.




























Après cette journée dense et riche en apprentissages, nous avons tous compris et appliqué la rigueur indispensable que nos formateurs nous ont inculqué, afin que nos prélèvements et analyses futures soient les plus justes et précises possibles.
Vers 19h00, nous nous sommes retrouvés à la 1ère fête des sardines qui avait lieu ce soir là à la base de loisirs RivierAlp', pour partager un agréable moment très convivial tous ensemble.

Nous tenons à remercier sincèrement nos 2 formateurs Léa et Bruno pour leur gentillesse, leur patience, leur disponibilité, leur savoir-faire et leur pédagogie ainsi que la passion qu'ils arrivent à transmettre à travers leur fonction de bénévoles du Samu de l'environnement.
Au delà de la formation qui fut grandement apprécié par tous, ce fut une très belle rencontre ! Nuls doute que nous serons amenés à nous revoir très bientôt !

Tout le monde peut adhérer au SAMU de l'Environnement, associations, particuliers, entreprises, collectivités... Nous vous encourageons sérieusement à le faire !
http://samudelenvironnementbfc.fr/adherer/

Maintenant que nous avons la mallette et que nous sommes formés à l'utiliser pour l'analyse de la qualité des eaux, nous allons entamer, tous, les analyses des points qui nous préoccupent le plus. Nous ne manquerons pas de faire remonter ces résultats au SAMU de l'environnement BFC qui pourra nous suivre et nous guider de loin.
L'objectif de ces analyses n'est en aucun cas de montrer du doigt les pollueurs, mais de pouvoir entamer un dialogue à partir de données fiables et permettre une évolution vers le mieux de la qualité de nos eaux de surface qui sont en très grave danger.






Encore un grand merci et bravo à tous les participants à cette formation ! ça fait du bien de se retrouver entre passionnés qui ont le même objectif de protection de notre environnement !

:)

Voir aussi sur le blog de Léo : https://truiteandco.wordpress.com/2018/07/01/formation-mallette-samu-environnement/

Sur le site des Pêcheurs du Haut Guiers : https://www.lespecheursduhautguiers.fr/blog/nouvel-outil-de-lutte-contre-la-pollution-en-chartreuse

MAJ du 03/07/18 :

Démenti de l'article du Dauphiné Libéré paru ce jour concernant la formation aux analyses d'eau du SAMU de l'Environnement.
Nous venons de lire l'article paru ce jour, à Saint Laurent du Pont, qui est truffé d'inepties...

Tout d'abord, les analyses n'ont absolument PAS EU LIEU dans le GUIERS VIF aux Echelles, mais dans le Guiers en aval de la confluence et au niveau d'un rejet de STEP.
Ensuite, comme nous l'avons rectifié au plus vite, le dépassement des valeurs seuils, n'est pas celui des valeurs "légales" de rejet, mais celles "préconisées par le SAMU de l'Environnement", qui sont drastiques et très inférieures aux valeurs légales. Le dépassement des valeurs légales est donc entre 12 et 60 fois la norme pour les produits cités.
Nous sommes extrêmement déçus de ces approximations et erreurs, qui vont plus nous nuire qu'autre chose...

Merci de ne pas partager cet article du Dauphiné Libéré.

Nous demanderons un démenti...

6 commentaires:

  1. Bravo à Léa et Bruno qui ont managé cette formation, je suis Pierre une sentinelle de SDE Alsace du nord

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  2. Une super journée avec deux formateurs au top !
    Et puis se retrouver entre passionnés fut un réel bonheur. Je ne sais pas si je suis trop optimiste mais j'ai senti une réelle envie d’œuvrer encore plus pour notre belle rivière, un réel enthousiasme, un plaisir immense de travailler ensemble, nos différentes AAPPMA (il en manquait malheureusement une...)

    Pascal Grange

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    1. Salut Pascal, je pense qu'on a tous ressenti ça ! ;) L'union fait la force et nos objectifs communs finiront par être entendus, j'espère ! à tout bientôt,
      David

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  3. Bravo à tous et grand merci aux bénévoles formateurs ! Nous devons créer des SamuE régionaux au moment ou l'Etat réduit de plus en plus ses moyens de contrôles sur les rivières et ailleurs et la réduction des débit d'étiage va fortement aggraver les rejets de STEPs non conformes aux critères de Très Bon Etat Ecologique indispensables aux salmonidés.

    Marc Goux collectif SOS Loue et Rivières comtoises

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    1. Merci Marc :) Surtout qu'on vient d'apprendre que la création de la nouvelle STEP intercommunale pourrait être repoussée à 2026 au lieu de 2020... Ce serait une catastrophe...

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