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samedi 1 septembre 2018

Suite des investigations à Saint-Béron

Aujourd'hui avec Florence Bellemin, nous avons poussé les investigations à Saint Béron (73)... 

Et c'est loin d'être folichon...

Saint Béron est situé, en quelque sorte sur un plateau, d'un côté on a la vallée du ruisseau des Gorges qui descend vers La Bridoire pour se jeter dans le Tiers (au niveau des bassins d'épuration), de l'autre on a la vallée du ruisseau du Bonnard qui descend direction Domessin et Pont, pour se jeter dans le Guiers au niveau du lieu dit Le Bonnard.

Le ruisseau du Bonnard (exempt de toute vie piscicole sur toute sa longueur) surgit au niveau de la gare, dans le centre de Saint Béron (il doit être tubé sur une certaine longueur en amont, sous les voies ferrées). Une bonne centaine de mètres plus bas, s'y jette la Step de St Béron (rejets catastrophiques en ammonium, phosphates et potassium). Lors de précédentes analyses, nous avions trouvé un fort taux de nitrites qui ne provenaient pas de la Step, mais de l'amont du rejet. ce taux grimpait en remontant. Nous nous sommes aperçus aujourd'hui que dès la résurgence du "Ruisseau", on constate de forts taux d'ammonium (qui se dégrade plus bas en nitrites) et de phosphate. Ce qui laisse 2 choix, soit les habitations environnantes ne sont reliées à rien et rejettent leurs eaux usées au ruisseau (tubé), soit une canalisation a pété quelque part par là bas en dessous... De toute manière vu l'état de la STEP... 

Le constat est exactement le même sur le ruisseau des Gorges, de l'autre côté de St Béron. Dès qu'il resurgit au niveau de la route à la fin du village, nous avons enregistré de forts taux d'ammonium, de nitrites et de phosphates. En revanche, la "chance" qu'a ce ruisseau, c'est qu'il n'a pas de rejet de Step, et nous avons constaté que les taux de polluants baissent significativement en descendant le ruisseau (apports d'affluents et dilution). Ce qui permet que la vie aquatique soit encore possible sur une portion du ruisseau (enfin, ni tout en haut, ni tout en bas...).
Ce qui est très inquiétant avec ces forts taux d'ammonium (qui ne sont pas forcément létaux), c'est qu'à un PH dépassant 7,5 à 8, une partie de l'ammonium (NH4+) peut se se transformer en gaz ammoniac (NH3) dissous dans l'eau, qui lui, peut être très impactant, voire mortel pour la vie aquatique...
Et devinez quoi, le PH moyen de nos rivières oscille entre 7,5 et 8,2...

Peut être des indices sur l'état de nos cours d'eau sont ils à chercher de ce côté là ???...



2 commentaires:

  1. Encore une fois, bravo à vous deux !
    J'ai vraiment l'impression que c'est sans fin, que trop peu de personnes se sentent concernées, pêcheurs en premier.
    j'espère que l'on se verra tous très bientôt.

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    Réponses
    1. Merci Pascal,
      eh oui ! et ce n'est que le début...
      ça c'est sûr que ce ne sont pas les pêcheurs les plus concernés (même s'ils sont aux premières loges...)
      J'avoue que j'ai un peu de mal avec ça...
      A tout bientôt,

      David

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