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mardi 31 janvier 2017

Petit point sur les débits de l'année

Depuis le mois de février 2015, je relève tous les jours les débits du Guiers à la Station de Belmont-Tramonet (73).
Cela fait maintenant un an et je peux partager avec vous ces résultats :
Sans faire de grandes investigations, j'ai trouvé sur Wikipédia, une courbe mensuelle moyenne des débits du Guiers, au même endroit, sur 20 ans, de 1963 à 1982 :

Si l'on compare à la courbe mensuelle moyenne de débits de cette année :

On peut bien se rendre compte de certaines "disparités... 

Alors certes cette année est exceptionnelle, mais le schéma s'affirme d'année en année, on a des printemps où les niveaux moyens augmentent (en 1982, le débit maximum en crue a été enregistré à 123 m3/s, rien que ces 3 dernières années on a atteint les 250-300m3/s) et des étiages de plus en plus prolongés où le niveau chute (en 1982, on avait un étiage moyen autour de 9m3/s sur un mois, aujourd'hui il est de 2,5 à 3 m3/s  sur plusieurs mois).

On peut blâmer le réchauffement climatique, mais il est loin d'être le seul fautif...
Ces dernières décennies ont été vouées à l'éradication des zones humides, marais asséchés, champs drainés, cours de la rivière et des affluents rectifiés (anthropisation), j'en passe et des meilleures... Et tout cela pour le plus grand bonheur des agriculteurs, des industriels et des personnes lambda qui se sont installés sur ces zones asséchées.

Sauf qu'aujourd'hui on se rend bien compte de l'importance de ces zones humides, qui permettaient de réguler le débit des cours d'eau, en absorbant en cas de crues, et en délivrant de l'eau, en période d'étiage. Le second effet ultra positif de ces zones humides c'est que ce sont de véritables zones de dépollution des eaux, la végétation s'y trouvant filtrant efficacement un grand nombre de substances polluantes.

Aujourd'hui ces zones humides sont devenues rares et bien trop peu nombreuses pour accomplir leurs rôles pourtant si essentiels.

Malheureusement sur ce point, aucun retour en arrière ne semble possible, je vois mal comment les schémas directeurs (Sdage...) pourront remédier à cela. C'est pour cela qu'il est indispensable de protéger au maximum ces zones humides qu'il nous reste, qui même si elles n'ont guère d'attrait piscicole, sont un des "poumons" de nos cours d'eau et des milieux aquatiques...

d'autres infos sur les zones humides :
Conservatoire des Espaces naturels de Savoie
http://www.zoneshumides-rhonealpes.fr/

samedi 28 janvier 2017

Bilan des frayères et état général

En cette fin janvier, on peut considérer que la période de fraie est finie (même si l'on constate encore, ici ou là, quelques grattées de retardataires).

Elle aura commencé plus tard que l'an passé, j'ai vu les premières sur le Guiers autour du 17 décembre, le paroxysme ayant été atteint à la période entre noël et le nouvel an.

Les deux premières semaines de décembre, le débit du Guiers s'est remis à baisser considérablement, il n'y a quasiment eu aucune précipitation depuis (à part un peu de neige). Début janvier il a atteint son niveau le plus bas, celui que l'on retrouve en période de forte canicule, 2,5m3/seconde... du jamais vu en ce qui me concerne...

Cette baisse drastique des niveaux a obligé les truites à modifier un peu leur lieu de ponte (la plupart des frayères que j'avais observées l'année passée étant "à sec" cette année). Aujourd'hui, fin janvier, certaines zones de frayères menacent de se retrouver à sec également.

Ce faible débit provoque également d'autres réactions... forcément, les polluants domestiques et agricoles se retrouvent beaucoup plus concentrés et une forme d'eutrophisation tapisse les fonds, malgré la température de l'eau (2° en janvier). Parfois, une semaine après que la truite ait frayé, on ne distinguait plus qu'à peine la frayère...

Les prédateurs, comme les oiseaux piscivores (Harles bièvres, cormorans, hérons) s'en sont également donné à cœur-joie sur ces proies si faciles...
La forte période de neige et de froid intense que nous avons connu ne va rien améliorer... Ce sont des tonnes et des tonnes de sel et de potasse qui ont été répandus le long de nos routes... Avec le dégel actuel, tout cela va ruisseler, la végétation en repos ne va rien métaboliser, et tous cela va se retrouver directement dans nos eaux... qui sont toujours à un débit critique. La concentration de matières polluantes va faire un bond faramineux.
Rajoutez à cela les épandages agricoles qui vont reprendre...
Je crains fortement les deux prochaines semaines qui s'annoncent.



Pour revenir sur le bilan des frayères, globalement, j'en ai constaté plus et de plus grosses que l'an passé. J'en ai également vu plus sur le parcours à l'aval de Pont de Beauvoisin, et moins à la sortie des gorges de Chailles. Un parcours me préoccupe toujours beaucoup, c'est celui entre le Bonnard et le Rôti, où cela fait maintenant 2 ans que je ne constate pas grand chose.

Sur le Tiers, c'est assez mitigé, j'ai vu certaines zones doubler par rapport à l'an passé et d'autres désertées... les secteurs inquiétant sont de la confluence à l'aval des Boissières, du Français jusqu'à la Vavre et de Sainte Catherine jusqu'à la cascade... Pour les raisons que l'on connait, les multiples pollutions mortelles qui nous proviennent d'en dessous d'Agrati, la population de carnassiers et la morphologie du cours d'eau dues aux lâchers d'EDF dans la Vavre. En revanche, j'ai du mal à analyser le pourquoi du secteur aval... Qualité d'eau ???

Les autres affluents se portent plutôt bien, à part le ruisseau de Beauchiffray (ou Malafossant), le ruisseau du Bonnard et le Rondelet.

Nous sommes heureux d'avoir constaté que tous les travaux effectués à l'automne ont été très bénéfiques, puisque sur chaque linéaire que nous avons réhabilité, nous y avons retrouvé de nouvelles frayères !

C'est donc dans l'ensemble une bonne année au niveau de la fraie.

Mais tout ceci est encore placé sous la vulnérabilité de nombreux facteurs, qu'on a déjà évoqués, mais aussi d'une crue soudaine (supérieure à 150m3/s), qui à coup sûr éradiquerait 90% des frayères, mais également de notre propre comportement en tant que pêcheurs, car d'ici l'ouverture, si tout se passe bien, les alevins seront encore sous les graviers (ils ne sortiront que fin mars), et il ne tient qu'à nous de ne pas aller les piétiner en voulant à tout prix traverser ou passer dans l'eau à certains endroits.
C'est pour cette raison que nous avons balisé et mis des panneaux aux endroits les plus cruciaux, vous demandant de ne pas marcher dans l'eau sur une certaine distance.
Merci de respecter ces zones et de ne pas marcher dans l'eau avant le 15 mai sur le Guiers, et avant le 15 avril sur les affluents.






jeudi 26 janvier 2017

Arrêtés préfectoraux 2017 de la pêche en Savoie

Voici les arrêtés préfectoraux (Arrêtés Réglementaires Permanents = ARP) pour la pêche, concernant l'année 2017, en Savoie.












vendredi 20 janvier 2017

Nouveautés 2017 à l'étang de Reculfort (Pont de Beauvoisin 38)

Quelques changement ont été apportés au Règlement Intérieur de notre étang de Reculfort.
Certaines décisions ayant été prises suite aux demandes de nos adhérents lors de notre Assemblée Générale de décembre.
Nous remercions tous les pêcheurs qui s'investissent pour faire évoluer la réglementation halieutique !

Tout d'abord, il n'est plus possible de pêcher l'étang avec une carte de pêche de l'AAPPMA de Saint Bueil (38) puisque la réciprocité entre nos 2 AAPPMA a été abrogée ce 1er Janvier 2017.

Pour pêcher l'étang, il faut donc :
- Soit une carte de notre AAPPMA Guiers-Tiers (Pont de Beauvoisin-La Bridoire 73),
- Soit une carte d'adhérent à l'étang de Reculfort uniquement,
- Soit la carte départementale de la Savoie.
 Toute autre carte de pêche ne permet pas la pratique de la pêche dans notre étang, qui rappelons le, est privé.

 Cette année, il est possible pour les septuagénaires d'avoir un tarif réduit sur la carte de pêche à l'année. 35€ à l'année pour les + de 70 ans. Dans ce cas s'adresser auprès de Jean Discini, Au fil du Guiers (magasin d'article de pêche), à côté de la mairie à Pont de Beauvoisin 73. Présentation obligatoire de la carte d'identité pour justifier la date de naissance.
Pas de carte "jeune" Reculfort, puisque il est possible de prendre des cartes de notre AAPPMA (ex : pour les moins de 12 ans = 6,50€ à l'année !). Idem pour les femmes (32€)

 Les dates d'ouverture et fermeture des carnassiers ne changent pas (ouvert du 1er juillet au 31 janvier), ni les mailles (40 cm Black Bass, 60 cm brochet) ni le nombre de captures (1 carnassier par jour et par pêcheur).

 Concernant la pêche au coup, il est toujours possible de conserver 1kg de friture, en revanche la tanche passe en No-Kill (remise à l'eau obligatoire).

 Les plus gros changements apparaissent pour la pêche de la carpe et notamment les pêches de nuits. Pas de changement de prix, les pêches de nuits sont à 10€ la nuit pour nos adhérents, pour ceux qui ne sont pas adhérents, il faut rajouter 10€ pour une carte journée (de l'étang ou de l'AAPPMA).
En revanche, pour les enfants de moins de 12 ans (accompagnés de leur parents ou responsables) la pêche de nuit devient gratuite, à une seule canne. Si l'enfant veut pêcher en batterie, il faut tout de même une carte "nuit" à 10€.

 Nous continuons à vous proposer les pêches de nuit mensuelles à dates fixes (voir tableau ci-dessous). Pour s'inscrire, il suffit de téléphoner à notre responsable "Pêches de nuit fixes", Frédéric Marc (06 98 54 48 52), s'inscrire auprès de lui, passer au magasin Au fil du Guiers pour s’acquitter de la carte "pêche de nuit" et éventuellement d'une carte à la journée de l'étang (valable 24h à partir de la mise en poste).

Pour les pêches de nuit, il y a 5 postes avec maximum 2 pêcheurs par poste (possibilité de s'arranger en face de l'île, côté route).
Tout poste "pêche de nuit" doit être libéré par les autres pêcheurs dès l'arrivée du pêcheur de nuit.
Petit rappel, durant la journée, il est interdit à tout carpiste de dépasser la moitié de l'étang avec sa ligne, et il doit pêcher "devant lui".

Mais pour élargir notre offre et satisfaire un plus grand nombre de pêcheurs, nous vous proposons également des pêches de nuit "à la demande". Pour pouvoir en profiter il suffit de nous contacter par mail à aappma.guiers.thiers73@gmail.com, au moins une semaine à l'avance, de nous donner votre identité, les dates auxquelles vous souhaitez effectuer votre pêche, le nombre et l'identité des participants. La réservation est prise par e-mail (après envoi d'une photocopie de votre (vos) carte(s) d'identité), puis ensuite la méthode est la même, il faut se rendre au magasin d'articles de Pêche Au fil du Guiers à Pont de Beauvoisin Savoie, et s'acquitter des cartes de nuit et/ou des cartes journalières auprès de Jean Discini.

Le nouveau règlement Intérieur :









dimanche 15 janvier 2017

Neige et nettoyage par les communes

Il a neigé sur le Guiers !
:)












Nous remercions également les maires et les agents communaux de Pont de Beauvoisin 73 et Domessin 73, qui ont collaboré et fait nettoyer cette semaine, le dépôt de gaines en mousse isolante au pont de Pissevieille !

:)


vendredi 13 janvier 2017

Les passagers de la terre - RCF Savoie

Nous vous mettons à disposition l'émission diffusée ce jour, afin que vous puissiez nous découvrir de"vive voix" !!!

:)

https://rcf.fr/actualite/environnement/18-protection-du-milieu-aquatique

Un grand merci à Emmanuel Cabrit, présentateur, preneur de son et monteur de l'émission, j'ai passé un très agréable moment au bord de l'eau avec lui !
Merci également à RCF pour nous avoir donné la parole !


L'émission sera rediffusée ce dimanche à 11H sur RCF Savoie.

jeudi 12 janvier 2017

Signalisation des frayères et mangeoires à oiseaux

Ce matin, c'était opération Signalisation des frayères et remplissage des mangeoires à oiseaux !

Un grand merci à Gilles Galler, notre futur Garde-Pêche, qui est venu me filer un coup de main pour signaliser et rendre visibles les emplacements des plus grandes et des plus fragiles frayères (celles qui sont bien trop souvent piétinées dès l'ouverture...). Si cette fois quelqu'un marche dessus et qu'il me dit qu'il n'avait pas vu, je pense que je ne serai pas bienveillant...!

Rubalise le long de la frayère en elle-même, marquage des arbres, mise en place de panneaux en début et en fin de frayère, qui se voient des deux rives, là vraiment, il n'y a plus d'excuses !















Nous avons balisé en tout 5 point cruciaux (le plus long fait environ 50m, où vraiment nous vous demandons de faire très attention et d'être respectueux (de toute manière, les poissons qui ont frayé là seront repartis bien loin, pour l'ouverture !) :
- La partie en aval de la centrale électrique à St Béron 73 dans le no-kill,
- L'aval du pont de chemin de fer au Bonnard à la sortie de Pont de Beauvoisin 73,
- la sortie du trou de l'oeillette, sous le stade de foot de Pont de Beauvoisin 73,
- la partie sous le lycée Pravaz en amont de la Step à pont de Beauvoisin 38,
- et la fin du trou du Ruty, à Romagnieu, en amont des Chaudannes.
Cela ne veut pas dire qu'il n'y en a pas ailleurs, mais elles risquent moins d'être piétinées !
Cette signalisation est bien entendu temporaire, jusqu'à l'ouverture de l'ombre le 15 mai.

Nous en avons également profité pour remplir la mangeoire de notre refuge LPO en dessous de la marbrerie, qui était bientôt à sec !
Et Gilles, un grand merci à lui, nous en a construit une nouvelle que l'on est allés installer pour nos copains les piafs à l'étang de Reculfort !

:)