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samedi 22 septembre 2018

Entretien de la passe à poissons sur le Thiers aux Chaudannes

Ce matin avec nos bénévoles, nous nous sommes occupés de l'entretien de la passe à poissons du barrage Carat aux Chaudannes, sur le Thiers.

Des arbres étaient tombés sur et devant la passe. Avec nos super-bénévoles, le débitage a été rondement mené !

Nous remercions d'ailleurs les propriétaires du terrain pour leurs petites attentions (café, jus de fruit...) et leur coup de main ! Nous avons fortement apprécié les gestes !

On en a également profité d'avoir baissé un peu le niveau dans la passe, pour reprendre quelques zones (avec les rondins coupés) qui s'érodaient un peu trop vite !

Encore un énorme merci à notre belle équipe de bénévoles !
Super boulot !


Avec Jean Avril, Florence Bellemin, Gilles Galler, Manu Clerc, Bernard Maillard, Damien Degrés, David Maillard


 Les boutures de saules plantées l'an passé ont bien repris !















Sinon, le Guiers est de plus en plus bas... C'est une véritable catastrophe...







Et les travaux pour la continuité écologique du Paluel avancent... ça passe presque pour certaines !!!
:)








jeudi 20 septembre 2018

Continuité écologique sur le Paluel

Nous sommes heureux de vous annoncer enfin une bonne nouvelle : les travaux pour améliorer la continuité écologique sur l'aval du Paluel à Belmont-Tramonet ont commencé ! C'est une bonne chose !
A cet endroit, le Paluel, tubé sous la RN, sortait et se jetait, en chute, 2m au dessus du lit plus bas...
Le dénivelé semble être rattrapé par des enrochements scellés, espérons que nos truites du Guiers pourront, enfin, remonter dans ce petit ruisseau qui mérite bien mieux que ce qu'on lui faisait subir par le passé...
Pour rappel, des améliorations de qualité d'eau sont à constater sur le Paluel depuis les travaux d'amélioration des STEP d'Avressieux et de la Fruitière qui ont été effectués l'an passé.

Enfin un peu d'espoir !!! ça fait du bien !!! :)

Sinon le débit du Guiers est au plus bas depuis le 18 juillet (~ 2m3/s, voire moins...), c'est largement pire que la situation de 2016... Heureusement que toutes les activités ont été stoppées cet été, nous remercions encore nos partenaires de loisirs nautiques, je pense que cet arrêt a été salutaire et a permis de sauver la rivière au moment où elle était le plus en danger.

Pour autant nous rappelons que les conditions ne sont pas encore suffisantes pour que l'on appelle à nouveau à pêcher sur l'aval de notre rivière. Même si la température de l'eau a baissé en dessous du point critique (elle est toujours trop chaude pour l'époque), le niveau, lui, n'est toujours pas acceptable pour la reprise de la pêche. Les poissons n'ont pas pu se rerépartir sur les linéaires et sont toujours trop vulnérables.
Nous rappelons que que les truites vont commencer à se nourrir pour faire des réserves pour le frai... pour la remontée dans les affluents, ça risque d'être compliqué cette année au vu des prévisions météo...
Déjà que nous sommes très inquiets pour cette période de frai, au vu des conditions de cet été et de l'état des poissons, rien ne sert d'aller les fragiliser encore plus...

Nous vous remercions.









samedi 1 septembre 2018

Suite des investigations à Saint-Béron

Aujourd'hui avec Florence Bellemin, nous avons poussé les investigations à Saint Béron (73)... 

Et c'est loin d'être folichon...

Saint Béron est situé, en quelque sorte sur un plateau, d'un côté on a la vallée du ruisseau des Gorges qui descend vers La Bridoire pour se jeter dans le Tiers (au niveau des bassins d'épuration), de l'autre on a la vallée du ruisseau du Bonnard qui descend direction Domessin et Pont, pour se jeter dans le Guiers au niveau du lieu dit Le Bonnard.

Le ruisseau du Bonnard (exempt de toute vie piscicole sur toute sa longueur) surgit au niveau de la gare, dans le centre de Saint Béron (il doit être tubé sur une certaine longueur en amont, sous les voies ferrées). Une bonne centaine de mètres plus bas, s'y jette la Step de St Béron (rejets catastrophiques en ammonium, phosphates et potassium). Lors de précédentes analyses, nous avions trouvé un fort taux de nitrites qui ne provenaient pas de la Step, mais de l'amont du rejet. ce taux grimpait en remontant. Nous nous sommes aperçus aujourd'hui que dès la résurgence du "Ruisseau", on constate de forts taux d'ammonium (qui se dégrade plus bas en nitrites) et de phosphate. Ce qui laisse 2 choix, soit les habitations environnantes ne sont reliées à rien et rejettent leurs eaux usées au ruisseau (tubé), soit une canalisation a pété quelque part par là bas en dessous... De toute manière vu l'état de la STEP... 

Le constat est exactement le même sur le ruisseau des Gorges, de l'autre côté de St Béron. Dès qu'il resurgit au niveau de la route à la fin du village, nous avons enregistré de forts taux d'ammonium, de nitrites et de phosphates. En revanche, la "chance" qu'a ce ruisseau, c'est qu'il n'a pas de rejet de Step, et nous avons constaté que les taux de polluants baissent significativement en descendant le ruisseau (apports d'affluents et dilution). Ce qui permet que la vie aquatique soit encore possible sur une portion du ruisseau (enfin, ni tout en haut, ni tout en bas...).
Ce qui est très inquiétant avec ces forts taux d'ammonium (qui ne sont pas forcément létaux), c'est qu'à un PH dépassant 7,5 à 8, une partie de l'ammonium (NH4+) peut se se transformer en gaz ammoniac (NH3) dissous dans l'eau, qui lui, peut être très impactant, voire mortel pour la vie aquatique...
Et devinez quoi, le PH moyen de nos rivières oscille entre 7,5 et 8,2...

Peut être des indices sur l'état de nos cours d'eau sont ils à chercher de ce côté là ???...